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Médecine Intensive Réanimation

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 ARTICLE VOL 22/4 - 2013  - pp.343-349  - doi:10.1007/s13546-013-0701-z
TITRE
Fin de vie en réanimation : la loi Leonetti est-elle suffisante ?

TITLE
End-of-life in the intensive care unit: is Leonetti’s law sufficient?

RÉSUMÉ

La réflexion sur la fin de vie est menée depuis longtemps dans les services de réanimation et a abouti à la publication de recommandations réactualisées en 2009, tenant compte des dispositions apportées par la loi Leonetti en 2005. Dans le contexte de la mission confiée au Pr Didier Sicard par le président de la République sur la fin de vie, la Société de réanimation de langue française (SRLF), par l’intermédiaire de sa commission d’éthique, a voulu connaître l’avis des personnels de réanimation, médecins et paramédicaux sur un certain nombre de points concernant la fin de vie en réanimation. Un questionnaire évaluant la connaissance de la loi Leonetti ainsi que la proportion des soignants favorables, dans certaines situations de fin de vie, à l’administration de substances directement létales, a été proposé par voie électronique auxmembres médicaux et paramédicaux de la SRLF. À partir des 2 700 sollicitations, les réponses de 616 (23 %) questionnaires ont été analysées. La majorité des répondants affirmaient bien connaître la loi Leonetti (82,5 %) et l’appliquer le plus souvent (88 %). Un tiers des répondants avait été confronté à une demande de « faire mourir » par un patient et plus de 50 % à une telle demande de la part de proches d’un patient. Un quart des répondants avait éprouvé le souhait d’administrer des substances létales à un patient en fin de vie. En supposant des soins palliatifs bien conduits en réanimation, 25,7 % des répondants étaient favorables à une loi autorisant l’exception d’euthanasie alors que 26,5 % y étaient opposés. Les autres réponses étaient modulées par la perception d’un risque de dérive ou d’abus. Il existait des différences de réponses entre médecins et infirmières. En conclusion, la loi Leonetti semble bien connue des personnels de réanimation. Néanmoins, dans un nombre restreint de situations cliniques intégrant des soins palliatifs bien conduits, un quart des répondants pourrait être favorable à une loi autorisant l’administration de substances létales.



ABSTRACT

For a long time, there have been concerns with patients’ end-of-life in the intensive care unit (ICU), leading to the publication of French guidelines updated in 2009, taking into account the insights given by Leonetti’s law in regarding patients’ rights at end-of-life. Following the mission given to Professor Didier Sicard by the French president about end-of-life, the French society of intensive care (SRLF) wished to know the feelings of their members (physicians and nurses) about various aspects of end-of-life in the ICU. SRLF members were invited to respond to a questionnaire, directly sent by e-mail, in order to assess their knowledge about Leonetti’s law and to show how many caregivers agree with the authorization of lethal drug administration in selected situations of end-of-life. Out of 2700 requests, 616 answers were analyzed. A majority (82.5%) had a good knowledge of Leonetti’s law and most of them (88%) said they have often applied the law. They reported to have received a “help dying” request from a patient (one-third of respondents) and patient’s relatives (more than 50%). A quarter of the respondents agreed to give lethal drugs to end-of-life patients. Assuming that palliative cares in the ICU are wellconducted, 25.7% of the respondents would approve though a law authorizing euthanasia exception, while 26.5% did not. Answers were influenced by the fear of a possible risk of abuse. Doctors and nurses answered differently. In conclusion, Leonetti’s law appears well-known by ICU caregivers. Nevertheless, in selected clinical situations with adapted palliative care, a quarter of the respondents would be in favor of a law authorizing lethal drugs administration to patients.



AUTEUR(S)
R. ROBERT, L. SALOMON, L. HADDAD, J.-P. GRAFTIEAUX, B. EON

Reçu le 3 avril 2013.    Accepté le 6 juillet 2013.

MOTS-CLÉS
Soins palliatifs, Fin de vie, Réanimation

KEYWORDS
Euthanasia, Palliative care, End-of-life, Intensive care unit

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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