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Médecine Intensive Réanimation

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 ARTICLE VOL 22/5 - 2013  - pp.534-542  - doi:10.1007/s13546-013-0711-x
TITRE
Réflexions éthiques sur les manifestations agoniques persistantes en fin de vie en service de réanimation

TITLE
Ethical thoughts on persistent signs of agony at the end of life in the intensive care unit

RÉSUMÉ

La mort d’un proche est souvent vécue comme une épreuve et une tragédie pour ceux qui y assistent, parce que la mort n’est pas simplement la fin d’une vie mais aussi d’une existence, la disparition d’un être unique, singulier et insubstituable. Dans certaines situations, les manifestations d’agonie qui l’accompagnent comme les gasps persistants peuvent être un « spectacle » difficilement soutenable de par ce qu’elles donnent à voir et de par l’interprétation et les représentations qu’elles suscitent. La tension éthique naît alors de ce que pour le mourant en proie à de telles manifestations, le médecin ne peut plus rien, excepté les faire céder par l’administration de curare en même temps que le reste de vie dont elles témoignent. La médecine est dès lors inopérante, et il lui est par contre difficile de ne pas répondre à la souffrance des proches, voire des soignants. Le problème éthique est alors celui d’un déplacement de la visée éthique qui avait pour objet initial le patient et qui se porterait sur les proches. Une telle rupture relè ve-t-elle d’une différence de nature ou d’une différence de degré sachant que le patient agonisant reste une personne en soi qui ne saurait être réduite à une chose, en dépit de ce qu’il donne à voir, un corps qui continue à mener sa propre existence, à manifester la vie par le mouvement et le bruit ? Parce qu’il ne peut y avoir de réponses simples et univoques à un tel questionnement, la commission d’éthique de la Société de réanimation de langue française (CE-SRLF) propose dans ce qui suit une réflexion éthique sur les manifestations agoniques persistantes en fin de vie en service de réanimation et singulièrement sur le recours au curare dans cette situation, en produisant les contributions sur ce sujet de deux philosophes membres de la CE-SRLF, Mme Lise Haddad et M. le Pr Dominique Folscheid. Ainsi, la CE-SRLF espère contribuer à enrichir la réflexion de chacun sur un tel sujet qui appelle sans aucun doute d’autres contributions, le but étant ici non d’apporter des solutions toutes faites, voire des injonctions, mais de permettre à chacun d’y réfléchir en conscience.



ABSTRACT

The death of a loved person is often viewed as a hardship and a tragedy by those who witness it, as death is not merely the end of a life, but also the end of an existence, the loss of a unique individual who is special and irreplaceable. In some situations, signs of agony that accompany death, such as agonic gasps, can be an almost unbearable “spectacle” because of the physical manifestations, which are difficult to watch and that can lead to subjective interpretation and irrational fears. Ethical discomfort arises as the dying patient falls prey to both death throes and the expression of remaining life and the physician can only stand by and watch. Physicians can put an end to agony by administering a neuromuscular blocking agent; however, thereby, life will cease at the same time. It is difficult not to respond to sufferings of loved ones and care givers. The ethical problem then becomes the transfer from the original ethical concern, i.e. the dying patient, to the patient’s loved ones. Is such a rupture due to a difference in nature or a difference in degree, given that the dying patient remains a person and not a thing, as long as the body continues to lead its own life, as expressed by movement and sounds? Because there cannot be any simple and unequivocal answers to this question, the ethics committee of the French society of intensive care medicine (CE-SRLF) is offering ethical thoughts on persistent signs of agony and the use of neuromuscular blockade at the end of life in the intensive care unit, with lectures done by two philosophers and members of the CE-SRLF, Ms Lise Haddad and Pr Dominique Folscheid. The CE-SRLF hopes to help each reader to further contribute to this question, aiming not at providing ready-made solutions or policy but rather at allowing conscious thoughts.



AUTEUR(S)
C. DAUBIN, L. HADDAD, D. FOLSCHEID, A. BOYER, L. CHALUMEAU-LEMOINE, O. GUISSET, P. HUBERT, J. PILLOT, R. ROBERT, D. DREYFUSS

Reçu le 19 mars 2013.    Accepté le 29 juin 2013.

MOTS-CLÉS
Éthique, Fin de vie, Réanimation, Gasps

KEYWORDS
Ethic, End of life, Critical care, Gasps

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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