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Médecine Intensive Réanimation

2496-6142
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 ARTICLE VOL 23/3 - 2014  - pp.278-283  - doi:10.1007/s13546-014-0865-1
TITRE
Désescalade de l’antibiothérapie en réanimation

TITLE
Antibiotic De-escalation in the Intensive Care Unit

RÉSUMÉ

Une antibiothérapie initiale précoce et efficace, souvent large, associée au contrôle de la source de l’infection reste la pierre angulaire du traitement des sepsis. Cependant, une antibiothérapie à large spectre a un impact négatif sur l’écologie microbienne individuelle et collective. Ce dilemme des réanimateurs face aux infections graves peut être résolu par une stratégie de désescalade précoce. La désescalade permet une diminution de l’exposition aux antibiotiques par réduction de durée (allant jusqu’à l’arrêt précoce du traitement antimicrobien), par la diminution du nombre de molécules administrées et/ou la substitution de molécule en réduisant le spectre d’activité d’une antibiothérapie probabiliste à large spectre. Elle est possible dans 20 à 50 % des cas selon les pratiques empiriques et le contexte épidémiologique. Elle peut être envisagée dès la 24e heure, mais surtout à 48–72 heures après réception des résultats de prélèvements microbiologiques considérés fiables. Par extension, l’antibiothérapie doit être réévaluée tous les jours de même que l’on réévalue quotidiennement la sédation d’un patient ventilé. Cette stratégie n’est pas délétère, et certaines données récentes suggèrent même un effet protecteur sur l’apparition d’infections nosocomiales ainsi que sur la mortalité.



ABSTRACT

Successful treatment of severe infections in the intensive care unit (ICU) often requires broad-spectrum empiric therapy, while attempting to control the source of infection. However, this liberal antibiotic strategy may be associated with adverse effects on the patients as well as on the overall microbial ecology of the unit. This “antibiotic dilemma” may be solved by early de-escalation of antibiotic therapy, which allows reducing the overall antibiotic exposure of ICU patients by shortening the duration of therapy (including early stop when infection is not confirmed), switching from combined to single therapy, and/or substituting broad-spectrum agent with narrower-spectrum regimen. The opportunity for de-escalation varies across series from 20% to 50%, depending on the empiric antibiotic policy and the epidemiological context. Adapting the antibiotic regimen, possible as early as 24 h after obtaining the first results from adequate samples, is mandatory at 48–72 h, once full microbiological results are obtained. Subsequently, the intensivist must reassess daily the continued need for antibiotics, just like sedation is reassessed daily in mechanically ventilated patients. Several studies have confirmed that early deescalation is safe, and recent evidence suggests that it may even be associated with improved outcome of patients.



AUTEUR(S)
K. RAZAZI, C. BRUN-BUISSON

Reçu le 29 novembre 2013.    Accepté le 15 février 2014.

MOTS-CLÉS
Sepsis, Réanimation, Antibiotiques, Résistance aux antimicrobiens, Gestion de l’antibiothérapie

KEYWORDS
Sepsis, Intensive care, Antibiotic therapy, Antimicrobial resistance, Antibiotic stewardship

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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