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Médecine Intensive Réanimation

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 ARTICLE VOL 23/S2 - 2014  - pp.503-510  - doi:10.1007/s13546-013-0811-7
TITRE
Collégialité dans les décisions de limitation ou d’arrêt de traitement en réanimation

TITLE
Collegiality for end-of-life decision making in the intensive care unit

RÉSUMÉ

La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de la vie dite loi Leonetti a donné un cadre légal aux décisions de limitation et d’arrêt de traitement en interdisant l’obstination déraisonnable. Elle a imposé une délibération collégiale lorsque le patient était hors d’état de s’exprimer. Un décret d’application en 2006 a précisé que le médecin en charge du patient devait prendre l’avis d’un autre médecin dit « consultant » et consulter l’équipe soignante en raison de sa proximité avec le patient. Le terme pluri-ou interdisciplinarité semble plus approprié que collégialité pour décrire le processus rassemblant des intervenants de statuts et de compétences différentes. En réanimation, l’interdisciplinarité désigne essentiellement les médecins et les soignants. L’intérêt de la discussion interdisciplinaire est de confronter des arguments de registres différents. Cela permet une approche holistique du patient plutôt qu’une approche médicale seule. Le registre des arguments de chacun doit être reconnu comme valide. L’implication des soignants dans le processus décisionnel reste insuffisante même si elle progresse. Ce défaut de concertation entre médecins et soignants dans les situations de fin de vie est à l’origine de conflits, de détresse morale et d’épuisement professionnel. L’amélioration de la collaboration médicosoignante est un enjeu important de la qualité des soins. C’est un requis nécessaire à une pluridisciplinarité aboutie dans le processus décisionnel de fin de vie.



ABSTRACT

A French law about patient’s rights at end of life was published in 2005 and ratified that physicians could withdraw or withhold inappropriate life sustaining treatments and that the decision-making process (DMP) had to be collegial when the patient was not competent. A decree in 2006 stated that nurses, because of their proximity to the patients, should be involved in DMP. The term “pluridisciplinarity” is used rather than “collegiality” because of the different status and skills of the participants in DMP. In critical care medicine, interdisciplinarity includes physicians and nurses. Interdisciplinary communication in DMP is essential to guarantee that ethical aspects are not considered solely from the perspective of a single professional practice that remains medical but from a more holistic approach of the patient by nurses. Validity of each professional’s opinion should be recognized. Nurse involvement in DMP remains poor. Poor collaboration between physicians and nurses in end-of-life situation is associated with moral distress, burnout, and conflicts. Improvement in collaboration between nurses and physicians is required to promote an accomplished interdisciplinary communication in DMP at the end of life.



AUTEUR(S)
I. VINATIER, M. FIANCETTE, C. LEBERT, M. HENRY-LAGARRIGUE, L. MARTIN-LEFÈVRE

Reçu le 14 octobre 2013.    Accepté le 29 octobre 2013.

MOTS-CLÉS
Collégialité, Fin de vie, Processus décisionnel, Réanimation, Éthique

KEYWORDS
Collegiality, End of life, Decision making, Intensive care, Ethics

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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